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Qui est la Mère ?

LA MÈRE À TRAVERS LES ÂGES


À l’aube de l’humanité, l’être humain savait intuitivement qu’il avait un Père et une Mère. Le Père était considéré comme le grand créateur invisible, inaccessible, au-delà de tout, tandis que la Mère apparaissait à travers la réalité de la terre et la beauté visible de la nature vivante. Ainsi, la Mère-Terre est devenue la source d’adoration et de dévotion des peuples premiers, qui voyaient en elle la manifestation visible et réelle du divin : la grande Déesse Gaïa, la Pachamama, Dana…


La Terre-Mère a été vénérée par les peuples premiers comme la manifestation de la Mère dans le réel. La Terre-Mère est la nature vivante animée de ses forces et de ses esprits. Elle est le tangible, le corps visible de la Mère qui rayonne sa beauté à travers la diversité de la nature et ses paysages sublimes. À travers elle se manifestent dans le réel les grandes lois des Archanges devenant vivantes et animées par l’eau des sources, des rivières, des lacs et des océans ; par les cristaux, les pierres et les montagnes ; par les plantes, les fleurs et les forêts ; par l’air pur et le souffle du vent ; par le feu du soleil en toutes formes de vie.


Chez les peuples premiers, les esprits de la nature, les arbres, les plantes, les rivières, les animaux, les montagnes étaient vénérés et honorés comme des créations divines. Des liens vivants se sont tissés, renforcés, et l’homme a su entrer en relation et parler avec la Terre-Mère à travers les pierres, les fleurs, les cours d’eau, le vent, l’ours, l’aigle..., recevant d’elle des enseignements, une guidance, une sagesse.


L’homme se sentant uni à la source originelle, à l’univers et à toutes les formes de vie, un profond lien d’amour et de communion s’est établi entre lui et la nature. Celui-ci ne se différenciait pas véritablement des autres règnes, mais vivait naturellement dans la grande harmonie du monde, sans soif d’existence propre ni esprit de domination.


Celle qui enfante, qui donne naissance à toutes les formes de vie était alors perçue comme la Grande Mère. Elle fut représentée à travers les âges comme une femme généreuse avec un ventre rond et des seins volumineux, comme celle qui met au monde, qui protège et nourrit. Des cérémonies, des prières, des chants et des danses lui ont été offerts par de nombreux peuples dans toutes les traditions du monde et ont maintenu en permanence ce lien vivant et sacré entre l’homme et la terre. Ainsi, l’homme est devenu un adorateur de la Mère à travers sa communion sacrée et vivante avec la Terre-Mère. La femme, sa représentante, était alors honorée, respectée et protégée comme le cœur de la vie même, la précieuse sagesse, la gardienne du foyer, de la famille, des vertus de la douceur, du prendre soin, de l’enfantement, de la guérison…


Au fil du temps, l’homme s’est peu à peu écarté de ce lien sacré, fondamental et précieux avec la Mère-Terre et a laissé s’effriter sa conscience d’unité avec les autres règnes de la création. Se voyant comme un règne supérieur et non plus comme un enfant de la Grande Mère, il a laissé entrer en lui la semence de la séparation, de la dysharmonie, cultivant des pensées et des actes esclavagistes envers ses frères et sœurs les pierres, les arbres, les animaux, fragilisant ainsi le fil de sa propre histoire et perdant peu à peu le sens noble de son existence et la mémoire qui le relie à l’origine divine de la vie.


Des religions sont apparues pour tenter de retrouver le lien sacré de l’homme avec son origine divine et, en sourdine, à travers tous les grands courants religieux, la voix de la Mère cherchait toujours à se faire entendre. C’est ainsi qu’elle s’est exprimée à travers les enseignements de Moïse : « Enlève tes sandales, car la terre sur laquelle tu marches est sainte » ; de Jésus : « Vous me foulez aux pieds », « Nul ne peut aller vers le Père sans passer par moi » ; ou de Bouddha, posé en méditation sur la Mère.


La Mère a aussi inspiré des femmes, qui sont devenues les icônes féminines des grandes religions du monde. Ces femmes ont laissé leur empreinte sur les peuples et les civilisations, déversant sur la terre leurs semences de Lumière, ouvrant le chemin qui mène à la Grande Mère originelle. On se souvient encore d’Isis et Hator en Égypte, de Demeter en Grèce, de Shakti en Inde, de Kuan Yin et de Tara en Asie, d’Ishtar en Mésopotamie, de Vénus chez les Romains, de Dana chez les Celtes, de Marie et Marie Madeleine dans le christianisme... Ces Déesses ou grandes initiées nous montrent que dans tous les courants religieux, la Mère était pressentie, recherchée, honorée.


L’homme cherche naturellement à comprendre le sens de la création et il a besoin de repères, d’images, il veut se situer dans ce grand mystère et mettre des mots sur sa compréhension intuitive. Bien souvent, il cherche le sens de son existence pour se rassurer, alors qu’il doit s’éveiller à son véritable rôle et, d’une certaine façon, à sa non-existence. Toutes les tentatives que l’homme a faites pour se rapprocher de la source originelle de la création étaient subordonnées à sa soif d’existence, à cette profonde quête intérieure de repères, de représentations et de sens à donner à la vie.


L’être humain est un mystère qui, malgré toutes les découvertes de plus en plus précises de la science sur son corps, n’a toujours pas été réellement éclairé en profondeur. La nature est, la Terre-Mère est, l’aigle est, l’arbre est, la rivière est, mais l’homme n’est pas ; il est un instrument de mondes, un outil de haute précision, précieux et extraordinaire entre les mains des Dieux et des intelligences supérieures. Cette non-existence au sein de la grande sérénité et de la grande paix de la Mère-Terre le pousse à s’identifier à quelque chose, à un être qu’il n’est pas, et à rechercher son être véritable. L’homme est une création de l’univers et des Dieux, et toutes les parties de son corps et de son être sont reliées aux influences du cosmos. L’homme voit et perçoit ce qui l’entoure et veut se sentir uni à l’ensemble de la création, honorer les intelligences qui l’ont créé et ont créé la vie, et pourtant, il se dissocie de son univers, de sa source originelle et de sa Mère.


L’homme s’est fait une représentation de la source originelle, qu’il a appelée Dieu, sous différents noms, dans toutes les traditions et religions. Ce grand principe créateur originel a été perçu par bien des peuples comme étant double : le Père et la Mère.

Le Père est le bien suprême, le grand amour infini, éternel, immortel. Il demeure éternellement invisible et agit dans le caché. Il est le non-manifesté.


La Mère est le manifesté, la création qui prend un corps, qui se manifeste et, en cela, elle est le réel. Elle est le souffle de vie qui fait apparaître les mondes. Elle est tout simplement la vie, l’existence, l’être. Elle est le principe de la naissance de toutes les formes de vie, des Dieux jusqu’aux pierres. Ainsi, la Mère est à la fois au-delà de tout et en tout. C’est elle qui donne la vie, qui fait apparaître la splendeur de son époux céleste, le Père, qui demeure dans le non-manifesté.


Les humains se sont fait des représentations de la Mère à travers des Déesses, ils ont tenté de la percevoir à travers des femmes initiées, mais ils n’ont jamais dans l’histoire du monde pu communiquer directement avec elle. La Mère n’avait jamais ouvert la porte, la communication directe avec les hommes sur la terre comme elle le fait aujourd’hui d’une façon historique à travers son alliance avec la Nation Essénienne.



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